A&L :: Lectures in the Mood #020

Accueil > Arts & littérature

8 Juin 2023

L’émission littéraire proposée par Josiane Guibert qui vous fait partager ses découvertes, ses points d’intérêts et ses coups de cœur.

Le livre à emporter en vacances.
 
Choix de libraires :
 
La ballade du feu d’Olivier Mak-Bouchard aux éditions Le Tripode, choisi par Sandrine de la librairie de Gien.
Les mangeurs de nuit, de Marie Charrel aux éditions de l’Observatoire, choisi par véronique de la librairie des Écoles à Montargis.
Cauchemar en Antarctique : le voyage de la Belgica dans la nuit polaire de Julia Santon aux éditions Payot, choisi par Jean-Jacques de la librairie Les temps modernes d’Orléans.
Changer le monde par les femmes, par Aude De Thuin, entretien avec Agathe Cagé aux éditions l’Aube, choisi par Stéphanie de Aladin presse à Saint-Denis-en-Val.
 
 
Et pour compléter, voici mes choix :
 
Les mauvaises épouses de Zoé Brisby aux éditions Albin Michel.
Le chasseurt d’éléphants invisibles de Mia Couto aux éditions Chandeigne.
Des lendemains qui chantent d’Alexia Stresi aux éditions Flammarion.

La ballade du feu d’Olivier Mak-Bouchard aux éditions Le Tripode choisi par Sandrine de la librairie de Gien.

Un roman qui fait sourire, lumineux et empli d’humanité réconfortante.

Une vie de poisse, un héros à l’optimisme contagieux, un rêve de potier, un chat conseiller pôle emploi, voilà quelques uns des ingrédients de cette fable bienfaisante.

Qui fait dire que les trajectoires hors sentiers battus peuvent mener au rêve, que les erreurs d’orientation ne sont pas définitives, que les moments compliqués peuvent être dépassés, que les rencontres peuvent nous transformer.

Temps gris, moral en berne ? Voilà le livre rayon de soleil qu’il vous faut.

En voici la présentation de 4e de couverture :

Un jour de septembre, un jeune homme perd son emploi. Il pense que c’est la fin. Il a tout faux : c’est le début d’une autre vie, où l’accompagnent bientôt un chat en smoking et un rapace qui a des envies d’ailleurs. N’oublions pas, pour la route, une abonnée à trente millions d’amis, un homme mystérieux qui joue avec le feu, ou encore un frère, le plus beau représentant des blaireaux.
La Ballade du feu est un livre sur les erreurs. Les erreurs d’orientation professionnelle, les erreurs de géolocalisation. Les erreurs que l’on peut faire quand on croit que la vie ne nous appelle plus. On y parle en fait de ces jours où on se demande ce qu’on a fait au Bon Dieu ; ces jours où vous auriez pu dire non mais où, allez savoir pourquoi, vous avez finalement dit oui.

[remonter]


Les Mangeurs de nuit, par Marie Charrel aux éditions de l’Observatoire, choisi par Véronique de la librairie des Écoles de Montargis.

Après Les danseurs de l’aube, elle vous invite a découvrir le nouveau roman de Marie Charrel, Les mangeurs de nuit. Elle aime ce roman qui l’a fait voyager aux confins de la Colombie britannique entre 1920 et 1956.

Voici la présentation de l’éditeur : « Hannah est une Nisei, une fille d’immigrés japonais. Si son père l’a bercée de contes nippons, elle se sent canadienne ,mais ne sait comment s’intégrer dans cette société qui la rejette dans un contexte tendu de guerre entre le Japon et l’Amérique.

Jack, lui, est un creekwalker, il veille sur la forêt et se réfugie dans les légendes autochtones. Un homme solitaire qui ne supporte que la présence de ses chiens. Sa place est dans la forêt. »

Laissez vous entrainer par les contes et les légendes de ces deux cultures. Marie Charrel  nous propose un superbe hommage à la nature, à l’humanité et aux histoires, et met la lumière sur une partie plutôt méconnue de l’histoire du Canada.

Un récit puissant où la réalité et le fantastique se mêlent pour célébrer la nature, la fraternité et la tolérance. Une belle lecture.

[remonter]

Cauchemar en Antarctique : le voyage de la Belgica dans la nuit polaire de Julia Santon aux éditions Payot, choisi par Jean-Jacques de la librairie Les temps modernes d’Orléans.

Il s’agit du fascinant récit d’une expédition polaire en 1897, l’histoire véridique du premier hivernage en Antarctique, pendant treize mois. Plus inventif qu’un roman, ce récit regorge de péripéties décrites en détail et avec une grande fluidité, puisque ce voyage a été remarquablement documenté : l’auteur a décortiqué, entre autres, tous les journaux de bord, et l’impression ressentie par le lecteur est d’y être… J’ai davantage frissonné en le lisant qu’en lisant n’importe quel polar.

Voici le texte de 4e de couverture :

Un huis clos sur la banquise ! Une fascinante histoire d’ambition, d’héroïsme et de survie en Antarctique qui se lit comme un roman.

En 1897, la Belgica quitte Anvers avec Adrien de Gerlache, jeune capitaine à sa tête, Roald Amundsen, le futur grand explorateur en second, vingt-trois hommes d’équipage inexpérimentés et indisciplinés, et une demi-tonne d’explosifs : direction le pôle sud magnétique !
Le vieux baleinier est vite pris dans l’étau des glaces. C’est le début de treize mois de cauchemar pour le premier hivernage en Antarctique dans un isolement extrême. En proie à divers maux et à l’invasion des rats, les hommes luttent pour ne pas céder au désespoir et à la folie grâce à l’ingéniosité d’un singulier personnage, à la fois chirurgien et ethnologue, Frederick A. Cook. Celui-ci leur impose ainsi de se nourrir de viande de pingouin pour éviter le scorbut, les expose à la lumière du feu en une tentative inédite de luminothérapie et les oblige à marcher chaque jour autour du navire. La Belgica réussira-t-elle à se dégager de la banquise au terme d’une extraordinaire et épique aventure qui servira d’exemple à la NASA comme aux futures expéditions vers le pôle sud menées par Amundsen ?

[remonter]


Changer le monde par les femmes, par Aude de Thuin, entretien avec Agathe Cagé aux éditions l’Aube, choisi par Stéphanie de Aladin presse à Saint-Denis-en-Val.

Je n’exagèrerai pas en affirmant qu’Aude de Thuin est l’une de nos autrices contemporaines parmi les plus importantes. C’est une figure de proue du monde de l’entreprise, qui a été – et demeure – un modèle pour nombre de femmes et d’hommes qui ont eu la chance de connaître sa spectaculaire ascension professionnelle. Elle a eu une trajectoire à la fois emblématique des « businessmen » et d’un romanesque presque déplacé dans le monde des affaires, ce qui lui a donné une aura supérieure à celle d’une seule cheffe d’entreprise à succès. Devenue ultra-discrète depuis près de dix ans, elle a publié en catimini ce livre d’entretien avec l’universitaire Agathe Cagé, qui est autant une façon de prendre de ses nouvelles que de bénéficier d’un bilan de sa vie. C’est rapide et léger à lire grâce au format questions/réponses thématisé, tout en étant un témoignage inspirant d’une personnalité attachante qui a traversé les années quatre-vingt jusqu’à nos jours en innovant, et humant impeccablement l’air du temps. Un livre pour voir loin !

Voici le texte de 4e de couverture :

Self-made woman, cheffe d’entreprise par vocation et conviction, Aude de Thuin puise sa force dans son audace. Elle est à l’origine d’immenses succès et de projets à l’ambition folle. Ses salons l’Art du jardin et Créations et savoir-faire ont marqué les années 1990. La réussite du Women’s Forum for The Economy and Society ne s’est jamais démentie depuis ses débuts en 2005. Women In Africa est la première plate-forme internationale de développement économique et d’accompagnement des femmes africaines entrepreneures. Elle partage ici son combat de toujours : donner le pouvoir aux femmes, faire avancer leur cause, mettre en lumière celles qui changent le monde. Cet ouvrage, qui nous amène de Kinshasa à Ploudaniel, de Shanghai à Marrakech, est une invitation à nous ­laisser emporter par un engagement qui a permis à Aude de Thuin de soulever des montagnes.

[remonter]

Les mauvaises épouses de Zoé Brisby aux éditions Albin Michel.

Voici ce qu’on peut lire en 4e de couverture :

« Summer ira peut-être en enfer, mais elle ira avec Charlie.
Las Vegas, 1952 : Elvis, Marilyn, l’Amérique en pleine guerre froide.
Summer et son mari vivent dans le désert du Nevada sur une base militaire chargée d’étudier la bombe atomique. A chaque lancer, ils sont aux premières loges et il n’y a que Summer pour ne pas savourer le spectacle. En bonne épouse, elle joue le jeu et organise des apéritifs atomiques.
Sa docilité volera en éclat avec l’arrivée d’une autre bombe sur la base, Charlie. Elle est tout ce que Summer n’est pas : forte, indépendante et sensuelle…
Tandis que les hommes s’extasient sur le miracle de la science et la puissance de l’Amérique, Summer et Charlie décident de prendre en main leur destin.
Zoe Brisby signe un roman intense et palpitant sur deux femmes qui font un choix de vie : celui d’être libres. »

À la recherche d’un livre à conseiller pour emporter en vacances, j’ai choisi ce roman pour sa couverture et pour son titre ! Et je n’ai pas été déçue, car je l’ai lu en une journée.

Mais si ce livre est assez addictif pour être lu d’une seule traite, si, à première vue, il peut s’agir d’un livre pour les vacances, il n’en aborde pas moins des sujets sérieux : l’émancipation des femmes, les violences conjugales, les mesquineries et les jalousies dans un milieu clos, et tout cela sur fond de recherches aux USA sur la bombe atomique pendant la guerre froide !

À aborder tous ces thèmes, l’autrice aurait pu produire un texte banal et indigeste. Au contraire, ce roman est une réussite.

Dès le début on ressent de l’empathie pour Summer et Charlie, les deux héroïnes. Épouses de militaires, elles sont cantonnées dans leur unique rôle d’épouses au service de l’image de leur mari ! Car dans leur petite société fermée d’une base militaire des États-Unis, tout n’est qu’apparence et comportements superficiels ; tout contribue à l’ennui et au manque d’espoir. Aussi, chacune est résignée et pense « mériter » son sort, même Charlie, battue par son mari, un play-boy alcoolique et violent.

Et en ce qui concerne le décor et l’époque, avec le recul, on est surpris par la naïveté de ces militaires scientifiques qui font comme si la radioactivité s’arrêtait à la porte de la base !

Écrit d’une plume alerte, rythmé en chapitres courts ayant tous un titre et repérés par une date, on est entraîné dans cette belle histoire d’éveil à la liberté, liberté de penser par elles-mêmes, d’agir sans se préoccuper du regard des autres, vécu par les deux principales protagonistes.

Une très belle lecture que je vous recommande.

Voici un extrait de la page 50 :

« Ne pas faire de vagues. On le lui a répété toute son enfance. Ne pas se faire remarquer. Respecter les règles. Sa mère ne voulait même pas qu’elle aille à l’université. Tu ne trouveras jamais un mari ! L’objectif de toute femme était donc de se marier. La vie n’était réduite qu’à la quête d’un homme, d’une maison, d’une situation.

Selon ces critères, Summer a réussi ; elle est la femme du chef scientifique du NTS, possède une des plus jolies maisons de la base. Mais la vie se résume-t-elle à cela ? Ne peut-elle pas exister par elle-même ? Les femmes peuvent voter depuis trente ans, est-ce suffisant ? »

[remonter]

Le chasseur d’éléphants invisibles de Mia Couto aux éditions Chandeigne.

Texte de 4e de couverture :

« Virtuose de la nouvelle, avec sa langue reconnaissable entre toutes, Mia Couto saisit les transformations qui bouleversent les sociétés contemporaines et les individus en proie à un monde incertain. Un vieil homme prend pour un voleur un agent des services de santé, un écrivain en pleine crise disruptive, un chasseur confiné dans un parc naturel, un observatoire pour les seuls oiseaux européens… ou comment les questions de l’écologie, de l’épidémie de Covid 19, du déboulonnage des statues, etc. sont revisitées sous le prisme de l’humour et de l’ironie pour mieux révéler les enjeux, les contradictions, et l’absurdité des décisions politiques prises parfois. Les nouvelles, La robe rouge, la fumeuse d’étoiles, Ntavase, La libellule… quant à elles, évoquent avec une grande finesse et sensibilité le terrorisme ou encore les violences faites aux femmes. D’autres sont plus intimistes. Un livre à savourer jour après jour. »

Présentation de l’éditeur :

« Mia Couto, auteur désormais bien connu du public français, revient au genre de ses débuts, la nouvelle. Des textes courts, espaces de création dans lesquels l’auteur excelle et révèle avec maestria son art de conteur.

Si la toile de fond touche à l’actualité, la plume, elle, est toujours aussi poétique. L’auteur interroge les enjeux des sociétés contemporaines post-coloniales en posant les termes d’un dialogue entre leurs différentes composantes. Chaque parole, chaque être, chaque contexte est pris en considération. Au fil des nouvelles, se dévoile alors la complexité du Mozambique contemporain. Un pays monde, un pays de décalages. Avec tendresse et sensibilité, les singularités de chacun mises en exergue servent finalement à montrer notre unité. »

Mon avis :

Une forme de pensée liée à ses origines, un attachement aux choses essentielles, une présence constante de poésie, de rêve et de délicatesse, une grande dose d’humour et une forme d’ironie originale, voilà quelques éléments pour présenter ce recueil de 25 nouvelles que l’on déguste à petites doses comme une friandise.

Il est facile de lire ce recueil en vacances, à raison d’un ou deux récits par jour !

Pour moi, ce fut la découverte de l’écriture originale de Mia Couto. Un petit livre précieux, un peu de bonheur et de poésie à emporter avec soi…

Et voici un passage de la page 99, extrait de la nouvelle Le vice-voyageur :

« Il y a cinquante ans, quand l’épidémie de variole est arrivée, le village de mon grand-père s’est retrouvé désert. Plus que désert : maudis. Les pieds de ceux qui s’y rendaient se métamorphosaient en pierre. Un village sans personne cesse d’avoir un ciel : les nuages s’effondrent par terre, linges blancs inutiles.

Et il est arrivé aux vivants ce qui advient aux défunts : plus personne ne pouvait dire son nom. Qui a apporté cette maladie ? demandaient les villageois surpris. Les maladies ne s’apportent pas, a dit mon grand-père. Elles s’allument. C’est comme le feu : la paille est déjà là, l’allumette arrive sans qu’on sache comment. »

[remonter]


Des lendemains qui chantent d’Alexia Stresi aux éditions Flammarion.

Paris, 1935. Lors de la première du Rigoletto de Verdi à l’Opéra-Comique, un jeune ténor défraie la chronique en volant la vedette au rôle-titre. Le nom de ce prodige ? Elio Leone.
Né en Italie à l’orée de la première guerre mondiale, orphelin parmi tant d’autres, rien ne le prédestinait à enflammer un jour le Tout-Paris. Rien ? Si, sa voix. Une voix en or, comme il en existe peut-être trois ou quatre par siècle.
Cette histoire serait très belle, mais un peu trop simple. L’homme a des failles. D’ailleurs, est-ce vraiment de succès qu’il rêvait ?
En mettant en scène avec une générosité folle et une grande puissance romanesque d’inoubliables personnages, Alexia Stresi nous raconte que ce sont les rencontres et la manière dont on les honore qui font que nos lendemains chantent et qu’on sauve sa vie.

J’aime beaucoup l’opéra et je m’efforce d’aller assister aux productions près de chez moi (Tours et Limoges) ou lors de mes voyages à l’étranger (Florence, Milan, Barcelone, Amsterdam… ).

Ce livre que j’ai lu en deux jours (dont mon voyage aller-retour en train à Limoges depuis Orléans où j’étais allée assister à la représentation de la Cendrillon de Jules Massenet), ce livre donc que j’ai beaucoup aimé est vraiment pour moi un coup de coeur.

J’ai été heureuse de lire ces presque 500 pages en compagnie du choeur Va Pensiero, des airs Nessum dorma, Una furtiva lagrima ou Libiamo ! Par la plume de l’autrice, j’ai parcouru ces grands airs de la littérature d’opéra que vit un personnage imaginaire, Élio Léone.

Le roman est construit autour des Forces du destin, encore un opéra de Verdi, compositeur omniprésent tout au long de ce roman, forces d’un destin qui a accompagné la vie du héros. Et il faut reconnaître l’immense talent de cette autrice qui fait preuve d’une grande puissance dans son écriture romanesque. J’ignore si elle est musicienne ou spécialiste de la musique, mais elle en parle avec justesse et ce qu’elle en dit, ainsi que la présentation de musiciens ayant réellement existé, est très réaliste et occasionne beaucoup d’émotion.

Je voyage beaucoup et, lors de mes voyages, j’essaie d’allier découverte culturelle et musique, en particulier opéra quand cela est possible.

Il y a quelques années, j’ai passé une semaine à Milan. Bien sûr, je suis allée écouter un opéra (de Verdi) à la Scala. Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est d’être allée à la Casa Verdi pour un petit concert privé ; cette maison abrite d’anciens musiciens qui, comme l’a dit Verdi, « étaient moins chanceux que moi ». Avant le concert, ils ont été accueillis par des mots comme : « Bienvenue Maestro…  prenez place  Signora… » ; c’était un moment chargé d’émotion au cours duquel on accueillait des artistes connus en leur temps, mais aujourd’hui inconnus et dépourvus de ressources. À la fin du roman, lors de l’évocation de ce lieu, j’ai été émue aux larmes.

Oui, ce roman est une réussite, un bel hommage à la musique, à la vie. Ne le manquez pas et emportez-le dans votre valise.

Voici quelques passages :

p. 219

Habité . Elio se laisse guider par la profonde nécessité de ses gestes. Rien de mécanique, tout sonne vrai. Une conscience plus grande l’habite, de ses moyens, de son pouvoir, d’un envol en cours. La voix ? Elle n’a jamais passé la rampe comme ça.

p. 426

Il est Alvaro.

Il ne s’occupe plus des rires de la Scala. Il raconte l’histoire d’un homme. Un homme magique, amoureux fou de Leonora, et qui va causer sa mort. Jamais sa gorge n’a été aussi ouverte qu’en cet instant. L’air n’y rencontre aucun obstacle. Une sensation merveilleuse, rarissime, celle de ne plus avoir de cou du tout, la souffereie en prise directe avec la bouche.

Il va checher les spectateurs un par un.

Il les aimante.

Lentement, la salle se calme ;

Mieux que ça elle écoute ?

Mieux que ça,

Elle admire.

p. 441

Maison de repos, de retraite, les résidents n’aiment pas trop emplpyer ces mots. Verdi, le premier, préférait évoquer « des hôtes ». C’est une vraie maison qu’il a voulue pour eux.

[remonter]