Une émission à retrouver le samedi et le dimanche à 11 H et à 18 H sur : http://www.newsorleanswebradio.com ou sur l’application NEWSORLÉANS. 🤗🎶🤗

Sur : http://www.newsorleanswebradio.com ou sur l’application NEWSORLÉANS

Un incident technique n’a pas permis de diffuser « LECTURES IN THE MOOD » jeudi 14 mars comme prévu. Retrouvez l’émission de Josiane Guibert vendredi 15 mars 2024 à 18h. Et vive la littérature 🤗

Lectures in The Mood #27

Dimanche 24 mars 2024 à l’auditorium de St-Jean-le -Blanc à 17h, l’association DU BLUES O’SWING propose DU JAZZ CRÉOLE 🤗 Invité : DON VAPPIE QUARTET

Don Vappie (banjo, chant)
David Horniblow (clarinette)
Dave Kelbie (guitare)
Sébastien Girardot (contrebasse)

Pour en savoir plus : http://www.dubluesoswing.fr

« Le Jeudi, c’est Arts et Littérature! » DIFFUSION à 18h sur : http://www.newsorleanswebradio.com et l’application NEWSORLÉANS. C’est avec un très grand plaisir que nous retrouvons Josiane Guibert et son émission «LECTURES IN THE MOOD ». Au sommaire :

Lectures in the Mood 14 mars 2024
  • Terre noire de Rita Carelli aux éditions Métaillé;
  • Fantastique histoire d’amour de Sophie Dury aux éditions du Seuil;
  • Ceci est mon corps de Claire Huynen aux éditions Arléa;
  • Monsieur Antoine de Laurent Malot aux éditions XO ;
  • Deux étés par an d’Olivier Poivre d’Arvor aux éditions Stock ;
    Et vive la littérature 🤗

Mercredi c’est GRAFFITI CINÉMA ! DIFFUSION sur: http://www.newsorleanswebradio.com ou sur l’application NEWSORLÉANS !

Second épisode du mois consacré aux cascadeurs, le premier de 3 numéros avec l’ invité, Gregory Loffredo, cascadeur chevronné qui nous fait l’honneur et le plaisir d’être des nôtres!
Cette semaine on parle de ce métier, des coulisses et des risques inhérents. Une émission passionnante, avec Nicolas et Nicolas, Juliette, Romaric et Thomas !
Dans la partie actu les dix dernières minutes abordent un film prochainement en salles : la promesse verte, d’Edouard Bergeon, en salles le 27 mars 2024.

L’émission « Femmes de Jazz et de Blues Acte 5 » c’est à nouveau mardi 12 mars 2024 à 11h et à 18h. Let the good times Roll😎

Du blues Made in USA c’est le samedi à 21h et le dimanche à 15h à découvrir sur : http://www.newsorleanswebradio.com en partenariat avec Blues Hound Radio.

Une ballade musicale à la Nouvelle Orleans avec les musiciens d’hier et d’aujourd’hui à retrouver chaque fin de semaine sur http://www.newsorleanswebradio.com le samedi et le dimanche à 11h et 18H.

Let the Good Times Roll !

Week-end in New Orleans

Vendredi 8 mars, Rendez-vous à 18h – L’émission « Femmes de jazz et de blues Acte 5 »

À découvrir ou à retrouver jeudi 7 mars 2024 à 18h ou 20h sur http://www.newsorleanswebradio.com

Vous aimez le swing ?

C’est jeudi 7 mars 2024 à 15 H sur http://www.newsorleanswebradio.com !

Retrouvez toute la programmation du célèbre Caveau de la Huchette dirigé d’une main de maître par Dany Doriz.

Les RDV de mars 2024 en suivant le lien suivant :

http://www.caveaudelahuchette.fr/1/concerts_mars_2024_1482655.html

Le temple du swing

JAZZ PANORAMA c’est dans JAZZ AVEC BABOU Part 3 enregistrée en live à l’Empreinte Hôtel. Diffusion : mardi 5 mars à 19 H sur : http://www.newsorleanswebradio.com ou sur l’application.

En direct … avec Blues Hound Radio

À retrouver sur : http://www.newsorleanswebradio.com ou l’application gratuite, dimanche 3 mars à 15 H.

Blues Made in USA

Chaque fin de semaine retrouvez le jazz de la Nouvelle Orléans !

Diffusion sur http://www.newsorleanswebradio.com ou sur l’application.

Samedi et dimanche à 11h ou 18h.

Newsorléanswebradio le retour à la racine !
http://www.newsorleanswebradio.com

Le groupe bordelais « CRAWFISH WALLET » sera en concert dimanche 11 février 2024 à l’invitation de l’association « du blues O’swing », à 17h à la salle des fêtes 45800 Saint-Jean-de-Braye.

Quatre musiciens passionnés autour de la culture musicale Néo-Orléanaise d’hier et d’aujourd’hui : jean-Michel Plassan au banjo, Fred Lasnier à la contrebasse, Gaëtan Martin au trombone et Amandine Cabald Roche au chant et au washboard.

Un grand concert autour du répertoire de la Nouvelle Orléans en perspective!

Obaldia, immortel défunt                                         4/02/2022

René de Obaldia, qui vient de mourir à 103 ans était un homme de qualité, un homme du monde, un honnête homme.

Auteur dramatique, il pratiquait une langue incomparable, faite d’insolence, de fulgurances et de poésie. Elle était saupoudrée d’humour, d’esprit, d’insolite et de trouvailles pétillantes. Il a excellé dans l’art du théâtre, des poèmes et des parodies.

Un des premiers dialogues qu’il a conçus s’intitule « le défunt ». Tout Obaldia est déjà dans ce texte : deux femmes se recueillent au cimetière sur la tombe d’un défunt. Julie, l’épouse, Madame de Crampon, son amie, qui fut une éphémère  maîtresse de Victor… Le veuvage, épreuve de la vie, nourrit l’échange entre les deux femmes :

Madame de Crampon : « écoutez, mon enfant, moi aussi j’ai été veuve et j’ai connu bien des épreuves au cours de mon existence… »

Julie : « Vous en mourrez, Madame de Crampon, vous en mourrez »

Madame de Crampon : « Allons, vous êtes encore jeune, Julie, la terre continue de tourner, les feuilles de grimper aux arbres, les petites filles sautent à la corde, l’océan joue du biniou, les oiseaux cuicuitent… »

Dans un genre différent, c‘est lui qui a déniché ce qu’il appelle le plus beau vers de la langue française en s’autoproclamant, à juste titre, l’auteur de cet alexandrin royalement écologique. Précédé d’un vers introductif pour souligner la rime, Il se formule ainsi :

« C’était l’heure divine ou, sous le ciel gamin,

Le geai gélatineux geignait dans le jasmin ! »

Dans son théâtre, il avait aussi le génie des noms de personnages pour camper les caractères. Dans une de ses pièces, il représente un couple sans histoire, pour tout dire un peu gris et sans grand rayonnement ; ils se dénomment les Paniquel.

Une de ses meilleures compositions s’intitule « les Bons Bourgeois » : Obaldia met en scène une famille parisienne, en mai 1968, directement inspirée des femmes savantes de Molière et, pour cette raison, composée en alexandrins.

Le père est industriel, la mère brasse de l’air, les filles sont, l’une,  militante MLF, l’autre, fleur bleue ; cette dernière collectionne les soupirants, tantôt énarque, tantôt écologiste.

Obaldia s’en donne à cœur joie pour étriller les travers de son époque et fustiger les caractères et les comportements :

S’agissant par exemple du mariage bourgeois et des convenances dans un certain milieu, il analyse les choses  ainsi :

Alexandre, l’écologiste :

  • Mais à vos chers parents ? leur avez-vous conté

Qu’ils allaient transiter, chacun à leur manière :

Et beau sera le père et belle votre mère…

Chantal, la fleur bleue :

  • Hélas ma mère est contre et mon père n’est pour.

Mais c’est toujours ainsi lorsqu’il s’agit d’amour.

Alexandre :

  • Enfin suis-je galeux, ai-je l’air d’une frappe ?

Faut-il dans leur esprit, vous marier au pape ?

Ai-je jusqu’à ce jour fait sauter une banque ?

Me prend-t-on pour un gueux ou pour un saltimbanque ?

Volè-je, torturè-je ou même me droguè-je ?

Veut-on me voir tout nu ? Je vous écoute, qu’ai-je ?

Chantal :

  •  Vous avez, mon ami, que vous êtes fauché,

C’est aux yeux de ma mère un immense péché.

Un des meilleurs ouvrages de l’oeuvre d’Obaldia est dénommé « Innocentines ». Il s’agit d’un recueil de poèmes, de saynètes, qui permet d’apprécier l’éclectisme de l’auteur dans son inspiration vagabonde.

Un morceau s’intitule « En ce temps-là » :

il met en scène Jésus et ses apôtres avec une indulgence ironique et attendrie et l’évocation de la frousse confirmée dans les évangiles, par la scène du jardin des Oliviers avant le Golgotha :

Par exemple :

  • « Jacques et André, les fils de Zébédée,

ne connaissaient même pas l’a b c d,

en ce temps –là, comme l’école n’était pas obligatoire,

qu’on ne savait pas lire et encore moins écrire,

c’était à qui raconterait des histoires…

  • En gros les disciples étaient bouchés,

c’étaient de pauvres mâles

qui comprenaient que dalle

à l’éternité.

C’étaient de pauvres hommes

qui vivaient avec Dieu en plein Capharnaüm ».

Pour en revenir à Obaldia, il me reste à saluer deux dimensions  du personnage : le prisonnier et le centenaire.

  • Il a enduré, pendant quatre ans, la vie d’un camp de concentration en Silésie dans des conditions éprouvantes. Il en a parlé avec pudeur et élégance. Il s’intéressait trop aux autres pour s’attarder sur lui-même.
  • S’agissant du grand âge, il se plaisait à citer un aphorisme de Picasso :  « il faut beaucoup de temps pour devenir jeune » et tant qu’à faire, un de lui-même : « Pour devenir centenaire, il faut commencer jeune ».

Juste avant l’apparition de la pandémie covidienne, j’ai eu la chance d’accueillir le Maître pour la représentation d’un spectacle intitulé « Pastiches et Parodies » qui contenait plusieurs de ses textes. Obaldia, âgé alors de 101 ans, nous a confié avoir passé une bonne soirée et échangé avec la troupe sur ses souvenirs de théâtre en nous livrant une savoureuse imitation de Michel Simon quand il interprétait « Du vent dans les branches de Sassafras ».

                                                                                               Luc  Ziegler

[+] Retrouvez toutes les émissions passées dans la page Podcasts.